Nouvel-an 2010

Classé dans : Evénements

Les collaborateurs disponibles de SISF, se sont retrouvés début janvier pour fêter le nouvel an, autour d’un petit blanc et de pâtisseries maison.

En plus de Jean Mairy, cofondateur de l’Atelier de BlChateau avec Jacques Leva, cette rencontre était rehaussée de la présence de la baronne Odette Snoy d’Oppuers, déléguée de la « Commission Communale Consultative Mixte pour la Solidarité Internationale » de Braine-l’Alleud.

Odette a remis à la soeur Eugéne Malonda de Boma, RDCongo, le montant du subside de 1350€ accordé par la commune, au projet de renforcement de la section informatique du Complexe Scolaire « Confiance1 » de Boma, présenté par Eugénie au nom de sa Congrégation..

Le fait qu’Eugénie elle-même soit venue suivre une formation de 6 semaines à l’Atelier de SISF est un gage de sérieux, qui a aidé entre autre, à l’octroi de ce subside.

Tous les acteurs qui ont participé à ce projet souhaitent qu’il évolue favorablement et insistent pour qu’ils soient tenus au courant.

Jean Mairy n’a pas manqué d’évoquer non plus la participation active de l’Atelier qui participe au reconditionnement des ordinateurs déclassés de la Commune de Braine-le-Château, en vue de les intégrer, soit dans des écoles de la Commune, soit à l’Espace Public Numérique.

20pc pour le Centre de formation féminine Victoire à Goma - Nord Kivu/ R.D.Congo

Classé dans : Projets finalisés

Le Programme Femme et Environnement “P.F.E” est un cadre d’intégration et d’assainissement de l’environnement physique et socio-économique des femmes paysannes et urbaines du Nord & Sud Kivu. Le centre de formation de Goma encadre une centaine de femmes. Toutes les apprenantes expriment le même besoin pour la formation en informatique mais les matériels posent un probleme pour faciliter cette formation et est indispensable pour l’apprentissage du métier.
Le but du projet est de doter les femmes marginalisées,-femmes sans revenu, femmes chef de ménage, femmes avec handicap, femmes traumatisées, etc,- du quartier Kyeshero, comptant environ 35.000 habitants, de la ville de Goma d’abord, et des périphéries de la ville de Goma à plus long terme, d’un pouvoir d’agir pour conquérir leur indipendance civique et économique au travers de la formation informatique de base, par l’apprentissage de métiers afin de garantir et protéger leurs droits.

Les femmes, qui n’ont pas eu la chance d’acquérir une formation de base ou poursuivre leur scolarité jusqu’à un certain niveau ouvrant à l’emploi, sont victimes de plusieurs abus et exploitations dans la société, voir même, dans leur communauté et leur propre famille. Ces femmes se trouvent parmi les personnes touchées par une pauvreté extrême ; sur 60% de la couche de la population pauvre, dans la ville de Goma, figurent des ménages tenus par des femmes sans niveau d’éducation de base ou élémentaire. Dans la plupart des cas, ces femmes vivent dans des conditions très difficiles. Elles mènent une vie incertaine, elles sont oisives, sans activité rentable ou avec une activité de chômage déguisé. Socialement, elles sont souvent instables dans leurs foyers, soit deuxième femme ou concubine ou avec un compagnon irresponsable, ivrogne, sans emploi, bandit, etc. Elles n’ont pas de résidence fixe, elles ont des enfants qui vivent aussi dans des conditions particulièrement difficiles (enfants mal nourris, enfants non accompagnés, enfants de la rue, enfants soldats, délinquants, traumatisés, etc). Elles ne sont pas respectées et n’ont aucune dignité dans la société, souvent torturées, violentées dans leur propre communauté.

Malgré toutes les violations de droits humains à l’égard de cette catégorie de femmes, il n’y a aucune mesure de protection qui soit prise en leur faveur. Elles se trouvent sans soutien et abandonnées à leur triste sort. Par manque d’information et d’éducation, certaines femmes pensent que leur situation ne changera jamais et se laissent exploiter sans réagir. Elles perdent tout espoir, certaines se livrent à la débauche, d’autres vivent dans des conditions inhumaines, elles exposent leur vie à des dangers et maladies de toutes sortes. Elles assistent ainsi impuissamment à la destruction de leur vie et famille. Malheureusement, ces méfaits causent des conséquences énormes dans la communauté, l’augmentation de la pauvreté et la déviation des moeurs, la dégradation des valeurs sociales et économiques de la société conduisant souvent à des conflits et renforçant l’insécurité.

Le projet ne vise pas à révolutionner la femme marginalisée, mais à l’informer sur ses capacités, ses potentialités, ses droits et lui apprendre un métier qui peut lui garantir une survie et une indépendance afin qu’elle soit en mesure de se prendre en charge et de décider seule quant à son bien être et à son avenir. Dans la situation actuelle, les femmes se trouvent prises en otage par des croyances et convictions communautaires et culturelles au point qu’elles semblent accepter les conditions d’injustices et de misères.

Le centre de formation VICTOIRE est un cadre d’échange, d’information, de sensibilisation et de formation qui vise à garantir et protéger les droits civiques et économiques de la femme.
En plus de la formation infomatique et des métiers, une éducation à la vie et au droit est aussi dispensée par le centre. Les aspects de santé (planning familial, IST/VIH, nutrition et hygiène) ainsi que de la promotion des actions culturelles et économiques (artisanat, artistiques, bricolages, fabriques, etc.) y sont aussi pronés.